La fièvre de Pontiac, Symptômes, diagnostic et traitements

Qu’est-ce que la fièvre de Pontiac ? Quelle est la différence avec la maladie du légionnaire ? Pourquoi s’appelle-t-elle ainsi ? Comment se manifeste-t-elle ? Et surtout, comment l’éviter ? C4Hydro revient sur cette maladie. 

By teamblog

Déc 11, 2019

Qu’est-ce que la fièvre de Pontiac ?

La fièvre de Pontiac est une forme bénigne de la légionellose ou maladie du légionnaire. A l’inverse de cette dernière, elle ne dégénère pas en pneumopathie et ne met pas en jeu le pronostic vital du patient. Elle est dû à la même famille de bactérie : les Legionella. Sa période d’incubation est d’un jour ou deux. L’infection est sans gravité et guérit spontanément en 2 à 5 jours sans traitement.

Les risques de contracter la légionellose plutôt que sa forme bénigne sont encore mal établis. Ils dépendraient de 3 facteurs :

  • la virulence de la bactérie responsable,
  • le temps d’exposition au point de contamination,
  • l’état immunitaire de la personne et la présence ou non de facteurs aggravants (tabagisme, diabète, maladie respiratoire, etc.)

D’où vient son nom ?

La fièvre de Pontiac a été diagnostiquée pour la première fois en 1968 aux Etats-Unis, à Pontiac, une petite ville industrielle du Michigan qui lui a donné son nom. Les personnes atteintes avaient toutes en commun de travailler ou d’avoir visité le centre de santé de la ville. Ce n’est qu’en 1976, lorsque la maladie du légionnaire a été découverte, que les autorités sanitaires ont pu faire le lien entre les deux maladies et identifier les Legionella comme bactéries responsables.

Comment contracte-t-on la maladie ?

L’infection s’effectue par l’inhalation d’aérosols d’eau contaminée. Il s’agit de microgouttelettes invisibles à l’œil nu infestées par des Legionella. Naturellement présentes dans l’environnement, ces bactéries se développent particulièrement vite dans une eau dont la température est comprise entre 25 et 45°C. Les réseaux d’eau artificiels constituent donc la principale source de contamination.

On les retrouve  dans les installations d’eaux chaudes sanitaires (chauffe-eau, robinets, douches, etc..) ; les climatisations des bâtiments (maisons individuelles, bureaux, hôtels) ; les tours aéroréfrigérantes (TAR) des usines ; les spas, les jacuzzis ; les fontaines publiques et de décoration ; les brumisateurs ; les humidificateurs d’atmosphère ; les stations thermales ; les stations d’épuration des eaux usées ; ou encore certains appareils médicaux destinés au traitement de l’apnée du sommeil ou au lavage des soins dentaires.

La fièvre de Pontiac n’est pas contagieuse.

Quels sont les symptômes ?

La fièvre de Pontiac se manifeste par des symptômes grippaux de type fatigue intense (asthénie), nausées, céphalées, forte fièvre, toux sèche et douleurs musculaires appelées myalgies.
Dans certains cas, on peut observer des douleurs thoraciques, des difficultés respiratoires (ou dyspnées), des troubles digestifs de types diarrhées et vomissements, ou encore des rougeurs oculaires accompagnées de photophobie.

Comment la diagnostiquer ?

Du fait de son caractère bénin et spontanément résolutif, l’affection est rarement diagnostiquée. Le risque de contamination est donc très probablement sous-évalué.

Un examen microbiologique est cependant utile. Il permet de distinguer la fièvre de Pontiac de la grippe et d’identifier précisément la bactérie responsable. Pour cela, plusieurs procédés existent : des tests urinaires, des tests sérologiques, ou une mise en culture de prélèvements pulmonaires.

Comment l’éviter ?

Comme pour la légionellose, il n’existe pas de vaccin ni de traitement préventif pour protéger les personnes contre la fièvre de Pontiac. Cependant, il est possible de diminuer les risques d’attraper la maladie grâce à un bon entretien des sources possibles d’infection.

Quelques gestes simples peuvent suffire :

  • veiller à la bonne circulation de l’eau dans le réseau et éviter toute stagnation ;
  • effectuer un entretien adapté à la qualité de l’eau et au type d’installation afin de prévenir l’entartrage et la corrosion du système ;
  • contrôler la température du réseau d’eau chaude ;
  • pratiquer des auto-contrôle fréquents.

La réalisation de tests d’autocontrôle réguliers permet de limiter le risque et d’agir rapidement en cas de contamination du réseau. Des solutions simples, rapides et fiables existent. Economiques et innovants, ces tests sont réalisables en toute autonomie, sur site ou chez soi.

Vous êtes un professionnel soumis à règlementation ? Ou un particulier simplement désireux de contrôler le risque légionelle de votre domicile ? C4Hydro propose des solutions clé en main adaptées à vos besoins.

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