Tout savoir sur la légionellose, symptômes et traitements

La légionellose est une maladie respiratoire infectieuse. Elle provient d’une bactérie de la famille des Legionella

By teamblog

Déc 10, 2019

Qu’est-ce que la légionellose ?

La légionellose est une pneumopathie. Elle provient d’une bactérie de la famille des Legionella. Elle peut revêtir deux formes cliniques :

  • Une forme bénigne, appelée fièvre de Pontiac;
  • Une forme plus grave, potentiellement mortelle, qui s’attaque aux voies respiratoires et entraine une infection pulmonaire aigüe : la maladie du légionnaire.

En raison du caractère bénin de la fièvre de Pontiac, seule la maladie du légionnaire est développée dans cet article.

Quels sont les symptômes de la légionellose ?

diagnostic pneumonie

Les symptômes de la légionellose sont similaires à ceux d’une grippe dans un premier temps : fébrilité, nausées, céphalées, forte fièvre, toux sèche et douleurs musculaires appelées myalgies.

La période d’incubation s’étend de 2 à 10 jours en moyenne. Dans certains cas plus rares, elle peut aller jusqu’à 19 jours.

L’infection va par la suite se déclarer dans les poumons et provoquer une pneumopathie sévère.

Une toux sèche, une dyspnée (ou difficulté à respirer), des douleurs thoraciques et parfois des crachats de sang peu abondants, font partie des symptômes pulmonaires rencontrés.

Au niveau extra-pulmonaire, la fièvre dépasse les 40° et l’état général du patient est considérablement altéré. Les myalgies et les céphalées augmentent fortement.

Des malaises et des troubles neurologiques comme la confusion, la désorientation, les hallucinations, la léthargie, le délire voire le coma, peuvent survenir. Enfin, ces symptômes sont souvent accompagnés de douleurs abdominales, de diarrhées liquides et de vomissements.

Est-ce une maladie grave ?

La gravité de la maladie dépend de plusieurs facteurs :

  • virulence de la souche de bactérie ;
  • durée d’exposition à la source de contamination ;
  • vulnérabilité des personnes atteintes.

Des complications peuvent survenir comme une insuffisance respiratoire irréversible, une insuffisance rénale aiguë, des abcès rénaux, une infection de l’endocarde (enveloppe interne du cœur) ainsi qu’une rhabdomyolyse (dégradation des cellules des muscles squelettiques dans le sang).

Ces complications sont alors souvent fatales.

Le taux de mortalité de la légionellose est de 10%.

Pour les personnes hospitalisées les plus fragiles, ce chiffre peut monter jusqu’à 50%.

Quelles sont les séquelles entrainées par la légionellose ?

Dans certains cas, des patients une fois guéris peuvent présenter des séquelles neurologiques jusqu’à plusieurs semaines, voire mois, après la maladie.

Plus rarement, dans des cas d’affections particulièrement sévères, la légionellose peut laisser des séquelles cérébrales irréversibles et une invalidité permanente.

Quelles sont les personnes à risque ?

personne agée à risque legionellose

Certaines populations vont présenter un terrain plus favorable au développement de la maladie.

Les personnes âgées, les nourrissons, les patients récemment opérés ou transplantés, les personnes souffrant déjà d’une maladie chronique ou toute personne au système immunitaire fragilisé constituent une population à risque.

Il existe également un écart entre les sexes puisque les hommes sont près de trois fois plus touchés que les femmes.

Taux d’incidence par classe d’âge et par sexe des cas de légionellose notifiés en France en 2018 (source : Santé Publique France)

L’âge médian est de 64 ans.

Le tabagisme, le diabète, les cancers ou les traitements immunosuppresseurs ou par corticoïdes sont des facteurs aggravants.

En 2018, selon les données de Santé Publique France, sur 2133 cas, 73% des patients atteints de légionellose présentaient au moins un de ces facteurs de risque.
Dans 34% des cas, le tabagisme était le seul facteur aggravant.

 

Comment contracte-t-on la légionellose ?

Legionella pneumophila infectant les poumons

Legionella pneumophila infectant les poumons

La contamination s’effectue par inhalation d’aérosols d’eau, des microgouttelettes invisibles à l’œil nu, infestées par des bactéries Legionella.

Les bactéries vont descendre dans les alvéoles pulmonaires où elles vont se multiplier jusqu’à générer une infection.

Ces légionelles sont présentes naturellement dans l’environnement, dans les cours d’eau, lacs et rivières, ou dans les sols.

Legionella pneumophila

Legionella pneumophila

Elles prolifèrent dans l’eau dont la température est comprise entre 25 et 45°C.

C’est pourquoi les réseaux d’eau constituent la principale source d’infection.

On les retrouve essentiellement dans les installations suivantes :

  • les eaux chaudes sanitaires : chauffe-eau, douches, robinets, etc;
  • les climatisations et particulièrement les tours aéroréfrigérantes (TAR) des bâtiments industriels ou de bureaux ;
  • les spas, bains à remous et stations thermales ;
  • les fontaines publiques et d’ornement ;
  • les brumisateurs et humidificateurs d’air ;
  • les stations d’épuration des eaux usées ;
  • certains équipements médicaux destinés au lavage des soins dentaires, ou au traitement de l’apnée du sommeil.

Est-ce contagieux ?

La légionellose n’est pas une maladie contagieuse. À ce jour, selon Santé Publique France, il n’existe qu’un seul cas enregistré de contagion par l’homme. Dans la grande majorité des cas, la contamination est isolée ou sporadique.

Il existe cependant de plus en plus de cas dits communautaires, c’est-à-dire en provenance d’une source de contamination commune.

Quel traitement ?

La majorité des patients doit être hospitalisée.

Le traitement se fait par antibiotiques (macrolides ou fluoroquinolones) pour une durée de 8 à 14 jours, en général.

La prescription peut aller jusqu’à 21 jours chez les personnes les plus fragiles.

Dans certains cas, un traitement par intraveineuse est nécessaire. La guérison est obtenue après plusieurs semaines, parfois plusieurs mois.

Si le diagnostic et le traitement interviennent suffisamment tôt, l’issue est généralement favorable.

Comment diagnostiquer la légionellose ?

Après examen clinique des symptômes et confirmation radiologique d’une pneumopathie, l’analyse microbiologique est la seule méthode qui permette de confirmer le diagnostic.

Plusieurs procédés existent :

  • des tests urinaires,
  • des tests sanguins,
  • une mise en culture de prélèvements pulmonaires.

Cette dernière reste la méthode la plus précise et fiable pour identifier le type de bactérie en cause. (Lien à venir vers article comparaison des méthodes de diagnostic)

Est-ce une maladie en hausse ?

Les cas de légionellose sont en hausse constante depuis les années 80, période à laquelle la déclaration de la maladie est rendue obligatoire dans certains pays (1987 en France).

Entre 2011 et 2018 le nombre de malades a été multiplié par deux.

Pour plus d’information sur les causes de cette augmentation alarmante, lisez ici notre article sur la répartition des cas en Europe.

Une étude américaine récente[1] montre que le facteur de sous-estimation de la légionellose serait de l’ordre de 8 à 10 outre atlantique.

Cette sous-estimation traduirait en France un nombre d’infections de 17 000 à 21 000 cas.

On parlerait alors de près de 100 000 cas par an en Europe.

Comment éviter la maladie ?

douche legionellesIl n’existe pas de vaccin ni de traitement préventif pour protéger les personnes contre la légionellose.

Le bon entretien des réseaux d’eau demeure le meilleur moyen de limiter les risques de contamination.

Afin d’éviter la prolifération des bactéries Legionella, il convient :

  • d’éviter la stagnation de l’eau et de veiller à sa bonne circulation,
  • de prévenir l’entartrage et la corrosion du réseau par un entretien adapté à la qualité de l’eau et au type d’installation concerné ;
  • de surveiller la température du réseau d’eau chaude ;
  • et de réaliser des auto-contrôles réguliers.

La réalisation de tests d’autocontrôle fréquents permet de prévenir le risque et de réagir rapidement en cas de contamination.

Des solutions simples, rapides et fiables sont désormais disponibles. Innovants et économiques, ces tests sont réalisables sur site ou chez soi, en toute autonomie.

C4Hydro propose des solutions clé en main adaptées aux besoins des professionnels soumis à réglementation, comme des particuliers désireux de contrôler le risque légionnelles de leur domicile.

Pour plus de renseignements sur nos produits, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

 

[1] National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine 2019. Management of Legionella in Water Systems. Washington, DC: The National Academies Press. https://doi.org/10.17226/25474  

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